L’impact sur l’environnement de nos emails et de notre activité sur le web

Notre activité virtuelle qui est immatérielle peut paraître sans conséquences, mais en réalité à chacune de nos actions effectuées sur internet, c’est plusieurs milliers de tonnes d’équivalents CO2 qui sont émis chaque année dans l’air. Nos courriels et notre activité internet sont en fait source d’une importante consommation d’énergie et ont donc un impact très négatif sur notre environnement. On décrypte pour vous cette information plus en détails dans cet article.

Internet fait parti de ce que l’on appelle les TIC: les technologies de l’information et de la communication. Nous sommes de plus en plus nombreux à les utiliser chaque année que ce soit dans le monde du travail ou à la maison.

Grâce à ce support, « de nouvelles pratiques ont ainsi fait leur apparition en favorisant les échanges et le partage d’informations  de manière très rapide » ADEME. Les réseaux sociaux, les courriels, les recherches en ligne, le commerce en ligne, le partage de vidéos… Internet est un outil qui a partiellement contribué à la diminution des déplacements par les moyens de transports courant et polluant tout en favorisant les téléactivités. C’est donc un outil qui a pu réduire les impacts négatifs sur l’environnement sur le court et moyen terme. Mais en analysant les moyens qui permettent de faire fonctionner cet outil, on peut lui imputer une responsabilité dans la dégradation de l’environnement et du climat à cause de sa forte consommation en énergie et de matières premières. Et aussi avec la diffusion des gaz qu’il émet dans l’atmosphère dû à l’utilisation des infrastructures informatiques qu’il utilise en continue.

Les moyens et les équipements nécessaires à l’activité internet et au partage d’informations

Le matériel pour l’émission et la réception des données

Le matériel nécessaire pour la transmission des données

Le matériel nécessaire au traitement des données

Les mails, les recherches sur le web et le stockage dans les clés USB requiert l’utilisation de serveurs informatiques et d’équipements de télécommunication alimentés en électricité en continue. Ces serveurs informatiques constitués de milliers de câbles doivent être alimentés 24h/24 et 7j/7 pour stocker les données et conserver ces machines à température ambiante. Il y a  aussi et surtout l’activité générée par le fonctionnement des ordinateurs et du matériel électronique des personnes nécessitant une importante consommation d’énergie en électricité.

Le traitement de l’envoi d’un courriel concrètement

 

Plusieurs milliards de mails par heure sont envoyés et reçus chaque jour au travail et à la maison. A savoir que notre boîte mails se retrouve vite débordée par ce que l’on appelle les spams, ces messages indésirables qu’on ne prend jamais la peine de lire mais qui restent stockés plusieurs mois dans nos boites de réception.
Un mail doit parcourir un chemin d’environ 15 000 kilomètres de câbles pour arriver à destination, ce qui nécessite l’utilisation de plusieurs serveurs informatiques pour effectuer les transferts de nos courriels.
L’impact dépend des besoins des internautes selon qu’ils effectuent une ou plusieurs requêtes, qu’ils envoient un ou plusieurs courriels avec ou sans pièces jointe. Chaque opération empruntera un chemin différent selon l’activité et les disponibilités de réseau.

L’impact de nos courriels sur l’environnement en quelques chiffres

Les e-mails envoyés ont une taille moyenne de 1 Mo selon la base de calcul de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Aussi, dans une entreprise de 100 personnes, chaque employé reçoit 58 courriels et en envoi 33 par jour. On peut mesurer l’impact d’un courriel avec la taille d’un mail, le nombre de pièces jointe contenues dans chaque courriel, le nombre de destinataires et d’émetteurs et le temps de stockage sur un serveur.

« L’envoi de 33 courriels d’1 Mo à 2 destinataires par jour et par personne génère annuellement des émissions équivalentes à 180 kg de CO2, ce qui équivaut à plus de 1000 km parcourus en voiture » ADEME.

 « Multiplier par 10 le nombre des destinataires d’un courriel multiplie par 4 son impact climatique. L’impact « consommation de matières premières » n’est pas négligeable : l’envoi d’un courriel avec une pièce jointe de 1 Mo consomme 7,5 g équivalent de fer *, soit le poids d’une pièce de 1€ » ADEME.

En 2009, il y a eu 247 milliards de courriels (spam compris) échangés chaque jour dans le monde. Les spams utilisent autant d’énergie que 2.4 millions de foyers américains par an et émettent autant de gaz à effet de serre que 3.1 Milliards de voitures par an, ce qui correspond à 7,5 Milliards de litres d’essence consommés par an. Plus le courriel est conservé longtemps dans votre boîte mail, plus l’impact sur le changement climatique sera fort. Plus la taille du courriel est grande et plus la consommation d’énergie est élevée. Pour chaque mail stocké 10 g de CO2 sont générés par an.

« Diminuer de 10% le taux d’impression des mails reçus par les employés d’une entreprise de 100 personnes permettrait un gain de 5 tonnes équivalent CO2 sur un an (soit l’équivalent d’environ 5 aller-retour New-York / Paris). » ADEME

Le fonctionnement d’une requête web concrètement

La requête web ou recherche effectuée sur internet correspond à 9.9 kg équivalent CO2 par an et par internaute. Effectuer des recherches sur internet est bien évidemment facteur de consommation d’énergie. Pour obtenir le résultat d’une recherche web, il faut passer par plusieurs étapes.
 Requête web

 » Chacun des 29 millions d’internautes français effectue en moyenne 949 recherches internet par an, ce qui correspond à l’émission d’environ 287 600 tonnes équivalent CO2, c’est à dire plus de 1,5 millions de km parcourus en voiture ». ADEME

Si on souhaite réduire notre impact sur le climat, il faudrait modifier notre façon d’effectuer nos recherches en classant dans notre barre favori les liens souvent consultés ou en entrant l’URL du site ou en allant directement à l’adresse du site.

Concrètement d’où viennent les impacts environnementaux

Des ordinateurs

Il faut prendre en compte leur consommation électrique qui dépend de son âge, du type d’ordinateur et du temps d’utilisation pour réaliser une opération. Mais aussi de la production de ces appareils, de la fin de vie des équipements électroniques, de l’impression de la page web ou du message.

Des data centers

Ici l’impact va dépendre de l’électricité consommée par les équipements informatiques, les infrastructures annexes et son origine. La production et la fin de vie des composants électroniques des équipements utilisés pour le traitement et le stockage de l’information.

Des gestes respectueux de l’environnement à adopter pour limiter notre impact environnemental et climatique

Les gestes écologiques à adopter au quotidien pour réduire cette consommation excessive d’énergie et réduire les émissions de GES peuvent être les suivants:

1. Nettoyer régulièrement sa boîte de réception et effacer ses mails inutiles

Pour les requêtes web on pourrait procéder de cette manière:
 Gestes écologiques (2)

Quels sont les gestes que nous avons adopté pour tenter de réduire notre impact sur l’environnement ?

– Suppression des courriels non lu, des spams et des courriels inutiles et la majorité de nos mails stockés

– Suppression d’adresses e-mails que l’on n’utilise plus

– Sur notre blog, suppression d’articles qui ne rentrent plus dans notre ligne éditoriale ou qui n’apportent pas de flux 

– Sur nos réseaux sociaux, suppression de comptes de réseaux sociaux inutiles et non productifs et contre productifs, suppression de photos inutiles (sur instagram)

 – Pour les requêtes web, mise en favoris de nos sites les plus visités, rédaction de l’url exact dans la barre de recherche et recherche par mots clés précis

– Publication de vidéos courtes et de qualité en petit nombre sur notre chaîne youtube

Mais l’impact ne se réduit pas seulement avec ces actions, il faut aussi prendre en compte le type de matériel électronique que l’on utilise et comment il finira en fin de vie. Ainsi, il faut préférer un ordinateur portable qui réduit la consommation de 50% à 80%. Vous pouvez vérifiez les labels des PC lors de l’achat comme les labels: Energy star ou Ecolabel européen. Ensuite, vient le temps de se débarrasser de tous ces appareils électroniques. Il faut ainsi privilégier le recyclage. Vous pouvez les mettre en déchetterie ou les ramener à son producteur qui se chargera de les recycler en récupérant les métaux et en traitant les éléments dangereux. Maintenant, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour limiter au mieux votre impact sur le climat et l’environnement en adoptant des petits gestes écologiques au quotidien et grand pour la planète.

 Source: ADEME (Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie)« internet, courriels: réduire nos impacts ».

 

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